Bijoux, montres et argenterie hérités : quelle valeur ?

Montres anciennes : la cote dépend du mouvement
Une montre de poche en or vaut d'abord son poids de métal, mais certaines manufactures — chronographes, complications, grandes maisons suisses — se négocient bien au-delà. Même arrêtée ou au verre fêlé, une montre mécanique ancienne mérite un examen : ne la faites pas « réparer » par un bijoutier de quartier avant estimation, un mouvement d'origine non trafiqué vaut mieux qu'une révision approximative.
Argenterie : massif ou métal argenté, tout est dans le poinçon
La ménagère de famille est-elle en argent massif ou en métal argenté ? La réponse tient aux poinçons : la Minerve pour l'argent massif français, des marques de fabricants (avec un chiffre de grammage) pour le métal argenté. La différence de valeur est considérable, mais le métal argenté de belles maisons — couverts signés, pièces de forme — a aussi son marché.
Ne polissez pas frénétiquement avant la vente : un nettoyage agressif raye le métal et efface les poinçons, précisément ce que l'acheteur veut lire.
Bijoux et perles : faire vérifier avant de fondre
Le rachat d'or « au poids » est le pire circuit pour un bijou ancien signé ou d'époque Art déco : la valeur de création peut représenter plusieurs fois celle du métal. De même, un collier de perles mérite un test — perles fines naturelles et perles de culture n'ont rien à voir en valeur.
Le bon réflexe : tout montrer à un professionnel avant toute décision. L'examen est gratuit, l'offre est ferme, et ce qui ne nous intéresse pas vous est simplement rendu, sans frais.